GÉNÉRALITÉ

Saint-Étienne, Sant-Tiève en arpitan et Sainté en langage familier), est une commune française située dans le quart sud-est du pays, dans le département de la Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes. Ses habitants sont appelés les Stéphanois(es).

DÉMOGRAPHIE

Avec 172 023 habitants en 2013, elle reste la 14e commune la plus peuplée de France2 et la 2e commune d’Auvergne-Rhône-Alpes. La communauté urbaine Saint-Étienne Métropole constitue en termes de population le 3e regroupement intercommunal régional après les métropoles Métropole de Lyon et Grenoble Alpes Métropole mais devant la communauté d’agglomération Clermont Communauté. La commune est aussi au cœur d’une vaste aire urbaine de plus de 515 240 habitants en 2013, la dix-septième de France par sa population, regroupant 117 communes.

INDUSTRIE

Longtemps connue comme étant la ville française « de l’arme, du cycle et du ruban » et un important centre d’extraction houillère, Saint-Étienne est actuellement engagée dans un vaste programme de rénovation urbaine visant à conduire la transition du stade de cité industrielle héritée du XIXe siècle à celui de « capitale du design » du XXIe siècle3. Cette démarche a été reconnue avec l’entrée de Saint-Étienne dans le réseau des villes créatives UNESCO en 2010.

DÉVELOPPEMENT

Originellement implantée autour de la place Grenette la ville de Saint-Étienne se développe jusqu’au XVIIIe siècle selon un axe est-ouest, de part et d’autre du Furan : acquisitions du Pré de la Foire (place du Peuple) jusqu’au Treuil de la Montat (actuelle place Fourneyron), développement du faubourg le long de la rue Saint-Jacques (rue des martyrs de Vingré). Jusqu’au XVIIIe siècle la développement urbain suit principalement le tracé Est-Ouest (rue de Lyon – rue de Tarentaize), la ville étant enclavée au nord et au sud par des biens appartenant à l’Église (couvent Sainte-Catherine, paroisse de Valbenoite…). C’est seulement après la Révolution française (1789) et la nationalisation des biens du clergé, que l’axe de développement urbain pivote, en suivant désormais le cours du Furan, vers le nord et vers le sud16.

Au XIXe siècle, le développement économique et industriel (passementerie, armurerie…) va fournir à la bourgeoisie locale l’occasion d’organiser un nouveau plan de ville néoclassique qui se superpose à celui de la ville ancienne et de ses faubourgs.

Le centre-ville est depuis le XIXe siècle organisé suivant le plan en damier mis au point par l’architecte-voyer Dalgabio17. La fin du XIXe siècle marquera une certaine rupture dans ce plan en damier, puisque des               « courbes » apparaissent : cours Fauriel bordé de contre-allées et d’arbres (dans le cadre du courant hygiéniste au XIXe siècle), cours Victor-Hugo, avenue de la Libération…

L’absence d’initiative patronale dans la construction de logement ouvrier va progressivement entraîner une crise du logement dans les années 1910-1920.

Les lendemains de la Seconde Guerre mondiale sont marqués par la construction des premiers grand ensembles (quartier de Beaulieu) et la construction progressive dans les années 1970 des quartiers Sud-Est (La Métare, La Palle, Montchovet) ainsi que la construction de Montreynaud, et des quartiers de logements sociaux de Solaure (sud) et de la Cotonne (sud-ouest).